Programme de réparations: Le HCRRUN indemnise les victimes des affrontements intercommunautaires Konkomba/Mossi à Dankpen
Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de réparations, le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a tenu, du 16 au 21 juin 2025 à Guérin-Kouka (préfecture de Dankpen), une session d’indemnisation dédiée aux victimes des affrontements intercommunautaires survenus en 1992 entre les communautés Konkomba et Mossi.
Cette session a permis de prendre en charge près de 900 victimes, conformément aux recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). L’initiative s’inscrit dans le cadre de la justice transitionnelle adoptée par l’État togolais, en vue de panser les blessures du passé et de renforcer durablement la cohésion sociale.
Dans son mot d’ouverture, le préfet de Dankpen, le lieutenant-colonel Gnakou Alowegnim, avait salué l’engagement du HCRRUN dans le processus de réparation. Il avait notamment souligné que cette démarche traduit la volonté de l’État de reconnaître les souffrances subies, de réparer les préjudices et de favoriser une dynamique de réconciliation durable entre les communautés concernées.
Présente à cette session, la Présidente du HCRRUN, Mme Awa Nana-Daboya, avait rappelé que les violences intercommunautaires de 1992 trouvent leur origine dans des incompréhensions liées à l’installation de communautés immigrées dans la région. Elle avait insisté sur la nécessité, aujourd’hui, de favoriser un vivre-ensemble constructif entre autochtones et immigrés, dans un esprit de partage et de développement local.
Le Premier Rapporteur du HCRRUN, M. Evalo Wiyao, avait pour sa part mis l’accent sur la portée symbolique et sociale de cette indemnisation. Il avait annoncé qu’une phase de réflexion serait conduite avec les acteurs locaux, afin d’envisager des réalisations communautaires contribuant à ancrer davantage les bases du vivre-ensemble et de la cohésion sociale à Dankpen.
Par cette action, le HCRRUN continue de matérialiser la volonté politique de l’État de tourner la page des violences passées tout en jetant les bases d’une paix consolidée, inclusive et durable.